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Malentendus sur l’utilitarisme

Utilité = impératif moral de travailler au plus grand bonheur général. Tocqueville = « intérêt bien entendu » permet de domestiquer la « machine humaine ». Mais après, pendant un siècle la pensée française va déformer la nature de l’utilitarisme, retire sa dimension sociale & éthique  vision erronée de l’homme !

Chez Tocqueville, que veut dire « La doctrine de l’intérêt bien entendu retourne l’intérêt personnel contre lui-même » ? -> En posant que la réconciliation intérêt personnel/public se fait avec des sanctions internes et externes, on comprend que l’utilitarisme veut expliquer comment l’égoïsme rationnel de l’individu peut devenir un sens de la justice & de l’utilité publique. Il y a nécessité d’une harmonisation artificielle des intérêts. Si on ne comprend pas ça comme ça -> malentendu. C’est aussi pour cela qu’Audard s’écarte de Halévy : celui-ci inclut le libéralisme éco dans utilitarisme [Smith, Malthus & Ricardo deviennent des utilitaristes !]. Audard explique alors qu’Halévy confond deux idées :

-Hédonisme psychologique (psychologie humaine)

-Hédonisme éthique/universaliste

Mais vrai problème = atteintes à la liberté individuelle comprises dans utilitarisme -> Rawls & Dworkin rejettent l’utilitarisme, retour aux principes individualistes : le « plus grand bonheur » demande trop à l’individu. Et surtout, entraîne discrimination envers minorités ou gens dont les croyances seraient contre la majorité ; celle-ci voit alors son bien-être diminué. Pour Rawls, « l’utilitarisme n’est pas un individualisme » mais on pourrait voir un individualisme méthodologique (mais pas éthique) : chacun = même fonction d’utilité.

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