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Second article : réponse à l'orateur

– Un orateur de la Diète avait critiqué les conséquences de la liberté de la Presse en France, et Marx lui répond en évoquant le système français qui n'est pas assez libre : il faut avoir assez d'argent pour pouvoir jouir de cette liberté .

– Selon Marx, une bonne loi de la presse ne se dresserait que contre des abus définis dans la loi. En effet, la liberté a besoin de la loi pour être garantie.

– La liberté de la presse est un état normal et le terme liberté signifie liberté d'être en désaccord.

– La loi doit assurer la liberté et assurer que l'acte de cette liberté soit fait librement.

=> Marx étend la liberté à toutes les formes de contrôle exercé sur les opinions, tant que celles-ci sont séparées des actes.

– Les représentants élus siégeant à la Diète se considèrent comme au dessus de tout contrôle du peuple. Alors qu'ils devraient exprimer sa volonté.

– Ils s'opposent à la publication des compte-rendus des débats de la Diète car ils la considèrent comme leur propre privilège.

– Or, ils sont supposés représenter le peuple électeur, et le faire participer à cette représentation en l'informant de leurs décisions.

=> Il y aurait dès lors une substitution de l'autonomie d'acte du peuple aux législateurs qui ne seraient plus de réels représentants du peuple car ils agiraient à sa place.

– L'orateur va plus loin en expliquant que c'est une situation normale, puisque le peuple n'est pas assez mûr pour se gouverner lui-même.

– Marx répond qu'un peuple qui est privé de ses droits démocratiques parce qu'il n'est pas « mûr » ne le deviendra jamais. Ensuite, il se demande comment « mûrit-on » ?

– C'est une généralisation du principe du Quid custodiet ipsos custodes ?. Qu'est-ce qui différencie l'homme non mûr du mûr ?

– Le processus de liberté démocratique est le combat d'un peuple qui n'est pas encore prêt pour la liberté et qui se développe en s'impliquant dans cette lutte.

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