Menu

La création du royaume

A la fin de l’Empire Napoléonien, les habitants de Nos Régions ne sont pas tristes de voir partir l’Empereur et ses troupes, la fin de cette occupation ayant été difficile. Ce grand Empire doit alors être réorganisé  réunion des puissances européennes se réunissent à Vienne en 1815 pour retracer la carte de l’Europe. Ces puissances traditionnelles ont comme objectif de mettre en place des 6

monarchies conservatrices. Elles vont faire de Nos Régions un Etat-tampon pour éviter qu’il y ait d’autres contacts belliqueux entre la France et ses voisins. On choisit de réunir 2 territoires (la future Belgique et les futurs Pays-Bas) séparés depuis le XVIème s. On place à leur tête le roi Guillaume Ier d’Orange.

En savoir plus...

Le régime français

Durant la 1ère occupation française en 1792, la France est intéressée à développer son rayonnement et territoire.

En 1794, ce pays connaît une nouvelle victoire à Fleurus. L’occupation française constitue un moment fondamental dans l’évolution du pays : elle va mettre une fin définitive à la présence autrichienne et amène tous les éléments liés à la Révolution Française  début de la fin de l’Ancien Régime pour nos régions. Les réformes apportées par la Révolution Française suppriment les privilèges d’Ancien Régime :

Au niveau économique et social, suppression : 1) de la dîme (impôt que les cultivateurs devaient payer aux responsables religieux), 2) des corporations (organisations de métiers/travailleurs indispensables pour pouvoir exercer et qui enserraient les professions dans un moule très rigide qui ne facilitait pas l’innovation ; leur suppression amène donc le développement de nouvelles techniques), 3) du régime seigneurial, et 4) des douanes intérieures (avant, lorsqu’on passait d’une région à l’autre, on devait payer des droits pour les produits qu’on transportait ; cela ne favorisait pas la libre-circulation des produits ni le développement économique). Sur le plan administratif : 1) intégration de la principauté de Liège (séparée depuis longtemps), 2) redécoupage de nos régions (non pas en fonction des anciens comtés du Moyen-Age, mais de nouveaux départements  apparition approximative de la forme de la Belgique actuelle et des provinces actuelles  les 9 départements réunis - 1795-1814), et 3) centralisation (contre laquelle on s’était battu sous Joseph II).

Transformation des rapports Eglise-Etat : l’Eglise est soumise à l’Etat qui reprend les richesses qui appartenaient à l’Eglise.

Réformes juridiques : 1) uniformisation des organes judiciaires et 2) introduction des codes civil, pénal, commercial.

Réformes linguistiques : la France estime que la centralisation ne peut se faire qu’avec une seule langue  on impose (parfois de force) le français sur tout le territoire, on combat les dialectes  francisation des élites. Lorsque les Français prennent possession du pays, la situation économique est complexe car on est en période de guerre. Les populations vont alors être soumises à une intense exploitation économique. La situation financière aussi est difficile : la monnaie va dévalue.

Nos régions vont néanmoins devenir très prospères grâce à une modernisation des infrastructures, à la construction de nouvelles routes/canaux, … On va aussi faciliter les échanges de produits : jusqu’à la période française, Nos Régions étaient composées d’une série de duchés/comtés  quand on passait d’une région à l’autre, on devait payer des droits de douane ‡ avec l’Empire, on crée un grand marché français qui lève les barrières douanières  l’économie belge peut prospérer et exporter.

Précisons également que le grand concurrent des industries de Nos Régions, c’est l’Angleterre. Or, la France et l’Angleterre vont rompre toutes relations commerciales  les produits anglais n’entrent plus sur le marché français  les Belges ont un concurrent très dangereux en moins.

D’un point de vue social, ce grand développement économique profite au patronat industriel : on assiste à un enrichissement de la bourgeoisie. Mais à côté de cela, on voit se profiler un prolétariat industriel mal traité/payé travaillant dans des conditions déplorables et marquant une certaine hostilité par rapport à l’évolution du régime.

En savoir plus...

La révolution brabançonne (1798-1790)

Contrairement à la Révolution française, progressiste et moderne, le mouvement réactionnaire vise ici à protéger les privilèges de nos Régions, à protéger une société d’Ancien Régime menacée par le souffle nouveau de Joseph II. Les révolutionnaires remportent d’abord quelques succès et en profitent pour créer les « Etats Belgiques Unis » (= volonté de retour en arrière, de défense des privilèges de l’Ancien Régime). Ils créent leur propre monnaie et leur propre symbole.

En savoir plus...

La fin de la période autrichienne

A la fin du XVIIIème s., nos régions sont divisées en 2 parties : les Pays-Bas autrichiens et, au milieu, la principauté de Liège, autonome. Jospeh II, qui dirige l’Autriche, est un monarque autoritaire « éclairé » : il est assez ouvert à la philosophie des Lumières et il considère qu’il est nécessaire de contrôler les activités de l’Eglise (point de vue en avance sur son temps qui considère que l’Eglise est un Etat dans l’Etat)  il souhaite introduire des réformes pour supprimer les ordres religieux, contemplatifs. Par ailleurs, il est favorable à une centralisation administrative à Vienne. Si le contrôle des activités de l’Eglise ne choque pas trop, la centralisation administrative passe moins bien : nos régions sont caractérisées par une très grande autonomie et par une volonté forte de défendre les particularismes régionaux  révolution.

En savoir plus...

Les tensions qui affecteront ce consensus sont de 3 ordres

Les tensions d’ordre philosophique opposent cléricaux et anticléricaux. Au XIXème s., il y a 2 groupes symbolisés par le parti catholique et le parti libéral. Le parti libéral actuel et le parti socialiste sont les héritiers de cette tradition anticléricale, même si les choses ont évolué (idem pour le CDH concernant la tradition cléricale). Ces tensions ont marqué l’histoire de Belgique jusqu’en 1958, où le pacte scolaire met un terme au conflit sur les écoles, conflit important de ces tensions philosophiques.

Au XIXème s., la Belgique connaît des conditions de travail extrêmement dures. La bourgeoisie est très puissante, le développement industriel exceptionnel. Les autorités belges constituent les chantres du libéralisme économique (il faut le moins de règles possibles pour laisser la libre initiative 3

se développer). Conséquence : on légifère peu en matière sociale (la Belgique est le dernier pays à adopter des mesures en matière de législation sociale)  tensions fortes  développement d’un mouvement ouvrier important et organisé qui va mettre en place des coopératives/syndicats/mutuelles afin de défendre les travailleurs et permettre à un nouveau parti d’éclore : le parti ouvrier belge (futur parti socialiste). La violence de ces tensions d’ordre socio-économique explique pourquoi le PS prend tellement d’importance dans la structure de notre pays.

Les tensions linguistiques ont pris de l’importance durant l’entre-deux-guerres. A partir du moment où les tensions philosophique se font moins grandes à la fin des années 1950, les tensions linguistiques prennent le relai et obligent la Belgique à réformer ses institutions  l’Etat unitaire de 1830 est devenu à partir des années 1990 un modèle d’Etat fédéral.

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Besoin d’avis?

Demandez maintenant un examen gratuit et sans engagement de votre site web.
Nous faisons un examen élaboré, et nous effectuons un rapport SEO avec des conseils
pour l’amélioration, la trouvabilité et la conversion de votre site web.

Audit SEO