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Filtrer les éléments par date : juillet 2014

Un flou délibérément entretenu pour masquer la fonction essentielle de la géographie : faire la guerre (au sens large : militaire, civile, marketing,…).

- La géographie permet de mener des opérations militaires sur le terrain. Par exemple, Nixon ordonna en 1972 la reprise des bombardements sur le nord du Vietnam. Face à la pression de l’opinion publique et au fait que la plupart des forces aériennes sont monopolisées par la bataille de Quang Tri, le Pentagone opte pour des bombardements ponctuels sur les digues du delta. Le gouvernement de Hanoï lance une commission d’enquête internationale à laquelle participeront des géographes. Ceux-ci remarquent une forte concentration des bombardements sur la partie orientale du delta. En étudiant

la topographie et en se référant à une thèse de P. Gourou sur le Tonkin, les géographes mettent à jour le véritable but de ces bombardements : inonder la région pour affaiblir l’ennemi grâce à des bombardements ciblés.

Les bombes étaient larguées sur la partie orientale qui est moins vallonnée que la partie occidentale.

- La géographie permet de gérer et organiser un Etat pour accroitre son pouvoir sur les populations. Par exemple, le train sur le toit du monde (ligne reliant Pékin à Lhassa, dont 1150km se trouvent à plus de 5000m d’altitude) permit à la Chine d’accroitre son influence sur le Tibet, de transporter facilement des troupes et de convoyer les minerais extraits sur place.

- La géographie permet de localiser, gérer et promotionner les firmes industrielles et commerciales. Par exemple, la campagne de promotion de l'agence de voyages de la SNCF se basait sur le détournement du nom de lieux connus.

Le message est simple: les plus grandes métropoles mondiales sont à notre porte, comme l’étaient les villages voisins auparavant. Aujourd’hui, se rendre dans une métropole de l’autre bout du monde n’est pas plus éloigné, pas plus cher, pas plus compliqué et surtout pas plus dépaysant que de se rendre dans un petit coin de France.

Une autre application est l’établissement de profils pour un but marketing. On étudie par exemple la répartition géographique des étudiants de l’ULB pour savoir où faire de la pub pour celle-ci.

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La géographie est vue comme l’ensemble des caractéristiques du milieu physique qui infléchissent la vie des sociétés.

Cette vision de la géographie est souvent invoquée par les politiciens (« Notre région est défavorisée par sa géographie ! », « La contrée est victime de la fatalité naturelle »,…) et par le milieu académique (David Landes, dans Richesse et pauvreté des nations. Pourquoi des riches? Pourquoi des pauvres? (2000), construit un argumentaire basé sur la géographie pour expliquer pourquoi les pays riches se trouvent en zones tempérées et les pays pauvres dans les zones tropicales ou semi-tropicales).

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La géographie est vue comme un savoir encyclopédique sur les localisations.

On associe la géographie à la simple connaissance des noms, des localisations et des caractéristiques des Etats (capitales, provinces, chefs-lieux, hydrographie, reliefs, importations, exportations,…).

C’est de la géographie scolaire dont les deux caractéristiques principales sont : un savoir descriptif (rien à comprendre, tout est appris par coeur) et un savoir académique (sans application pratique en-dehors de l’enseignement).

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La géographie est vue comme une catégorie informelle d’érudition.

On associe la géographie à la simple connaissance des noms, des localisations et des caractéristiques des grandes villes (aéroport, musées, population,…), des curiosités (ethnies oubliées, espèces animales en voie de disparition,…) et des records (plus hauts sommets, plus grands lacs, plus longs fleuves,…).

La géographie est dès lors vue comme un cocktail d’exotisme, de voyages et de beaux paysages. C’est de la géographie populaire comme on peut en retrouver dans les jeux télévisés, le trivial poursuit, les documentaires,…

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Relation entre objectifs

a) Le carré magique

Ce carré est constitué des quatre côtés suivants :
- Emplois
- Prix
- Croissance
- BOC

Obtenir un résultat « magique » revient à réaliser en même temps
- Le plein emploi
- La stabilité des prix
- Une forte croissance du PNB
- L’équilibre de la BOC

Les trois premiers forment l’équilibre interne, le dernier l’équilibre externe. Cependant, il y a des
interrelations constantes entre les deux équilibres.

(Trop la flemme de faire les 10 dernières pages )

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La croissance économique

a) Définition

Pour quantifier la croissance, on considère la croissance du PNB ou du PIB à prix constants, ou les « biens-matériel » des ménages soit le PNB/hab.

b) Croissance et finalité de l’économie

1. Croissance et bien-être

De plus en plus, on se rend compte de la nécessité de prendre en considération les aspects qualitatifs. Il est faux de croire que croissance et écologie sont contradictoires. Il faut adapter la croissance aux contraintes écologiques. Cela représente un coût qu’il faut payer si on veut lier la croissance au bien –être.

2. Croissance et équité

L’équité implique une meilleure répartition du revenu national. En croissance, on peut y parvenir sans que personne n’y perde mais quand le « gâteau » social reste stable, plus d’équité implique que certains perdent en termes absolus, ce qui est difficile à réaliser.

Ex : Brésil et pays de l’OCDE

3. Politique de croissance et contraintes

Graph 111 : outre les moteurs structurels de la croissance, on parle de relance quand la politique économique conjoncturelle « tire » l’économie vers le haut.

La relance doit tenir compte de trois contraintes qui se présentent différemment selon les pays (ici- USA, Japon, Zone euro and Belgium):

- Contrainte extérieur :

Quand X > M, il n’y a pas de gros problème. En revanche quand la BOC est déficitaire, la relance est périlleuse car tout accroissement de Y engendre une augmentation des importations M qui peut mettre l’équilibre en péril.

Pour chaque pays, le poids de la contrainte extérieure dépend de l’ampleur de ses liens avec le RM. Pour connaître l’incidence de l’accroissement de chaque poste de la demande finale sur les

M, il faut prendre en compte :

La croissance de biens et services de consommation (Cm) par rapport à la croissance de la consommation privée (C).

La croissance des biens de capital fixe importé (Im) par rapport à la croissance des investissements (I)

La croissance des biens importés (Xm) par rapport à la croissance des exportations (X) En Belgique, ces trois ratios sont extrêmement élevés, ce qui rend une politique de relance compliquée.

- Contraintes prix :

Si le taux d’inflation est bas et si le différentiel d’inflation est à l’avantage du pays, une relance ne présente pas trop de risques, car une relance s’accompagne souvent de tensions inflationnistes qui se répercutent sur les prix à l’exportation. Une augmentation des prix et une augmentation des prix à l’X en particuliers, sont supportables si X>M. la contraintes « prix » est liée à la contrainte extérieur.

- Contraintes budgétaire :

Une relance qui tablerait sur des dépenses publiques supplémentaire se heurterait frontalement à la contrainte budgétaire. Faute de pouvoir augmenter les recettes, on est condamné à recourir à l’endettement public interne et souvent externe. Certes, la croissance économique une fois réamorcée devrait, à elle seule, bénéficier aux recettes de l’Etat, mais ce processus risque d’être freiner par l’endettement qui oblige l’Etat à maintenir des taux d’intérêt alléchants et donc élevés.

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L’équilibre de la BOC

(A été traité dans les chapitres relatifs aux relations économiques internationales)

RAPPEL : Dans les déséquilibres conjoncturels, une forte croissance dans un pays donné
stimule les importations et peut déséquilibrer la BOC. A l’opposé une politique déflatoire
diminue les importations et peut dégager un solde positif de la BOC.

· Les déséquilibres structurels :


Ils sont liés aux structures de production, ou à l’orientation géographique des exportations

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La stabilité des prix

La stabilité des prix est liée à l’équilibre de la BOC et à la défense de la monnaie. un taux d’inflation élevé à aussi des conséquences sociales, car il frappe de plein fouet les Y fixes, les transferts aux ménages et les Y non indexés.

a) Pull-inflation ou « inflation par la demande »

C’est-à-dire que la demande tire les prix vers le haut – un accroissement de la demande ne fait que hausser les prix que si l’offre ne suit pas.

Graphe 110 : écart inflationniste

Ce raisonnement date des années où le plein emploi était atteint dans la plus part des pays industrialisés. Peut-on l’appliquer aux années 90’, avec un chômage de 10% ? En fait, on pourrait considérer que le chômage frictionnel, structurel et technologique sont à court terme incompressibles sauf si on devait prendre des mesures de politiques économique maintenant une croissance élevée pendant 10ans.

NAIRU - taux de chômage non inflationniste : En deçà de ce taux de chômage, toute relance entraînerait des poussées inflationnistes. Le problème c’est qu’il est difficile de chiffrer ce taux.

Ex : en 1993 on l’évaluait à 5,5% et en 2005, l’économie américaine est passée au-dessus de ce seuil et l’inflation est demeurée basse, 3,4%.

b) Push-inflation ou inflation par les coûts

Une augmentation des coûts énergétique, des matières premières, du coût salarial et des coûts du crédit entraîne un accroissement de prix

c) Inflation « auto-entretenu »

Il y en a deux types :

1. La spirale inflationniste

Soit un « pull-inflation » qui augmente les prix, cette augmentation des salaires occasionnera à son tour une nouvelle augmentation des prix. L’ensemble du processus s’appelle « spirale inflationniste » ou effet « pull-push »

2. Les anticipations inflationnistes

Les agents économiques qui prévoient des hausses de prix futures adaptent leurs comportements, ce qui peut accélérer l’inflation. Ces phénomènes supposent l’existence, au départ, d’un taux d’inflation relativement important. ( il a eu lieu lors des chocs pétroliers)

d) L’hyperinflation

Il y a hyperinflation quand les prix montent extrêmement vite à une cadence de plus de 1000% par an. Ce phénomène peut être dû à la suppression des subventions de l’Etat aux produits de consommation courant, à un déficit budgétaire important qui a été financé par une création monétaire « pure » ou encore à une spirale inflationniste classique (pull-push). (la plus connue dans l’histoire : Allemagne en 1922-1923)

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Le plein emploi

a) Bref historique

Avec ces 25% de chômeur de la population selected, la crise de 29’ à traumatisés les policymakers.

A la sortie de la WWII, l’objectif plein emploi est l’objectif majeur (traité de Rome) à poursuivre pour l’occident. Non seulement les ouvriers et syndicat sortent renforcer de la guerre mais en plus l’URSS avait augmenté l’emploi de 1928 à 1938 et avait inscrit le droit au travail dans sa Constitution. L’occident ne voulait donc pas rester à la traine.

Depuis l’émergence du capitalisme industriel jusqu’en 2005, les périodes de plein emploi sont rare. On limite le plein emploi stable et durable de 1953 à 1973.

Avec le choc pétrolier de 73’, le chômage augmente dans tous les pays industrialisés.

1. Le chômage conjoncturel

Graph 108 : le chômage évolue de manière cyclique

Plein emploi et croissance sont des objectifs complémentaire et ce qui favorise la croissance est bénéfique l’emploi.

2. Le chômage structurel

Les structures industrielles vieillies (mines, charbon, etc.) peuvent entraîner des fermetures d’entreprises en cascade qui mettent des dizaines de milliers de travailleurs au chômage. Dans berceau de la première révolution industrielle, ces industries revêtent une grande signification, d’où un chômage structurel important, comme en Belgique par exemple.

Le chômage n’aura de grave conséquence avant les années 70’ grâce au fait que les industries n’ont été frappé de plein fouet qu’à partir de la récession mondial de 75’ et parce que le tertiaire marchand et non marchand pouvait absorber l’excédent de main-d’oeuvre éjecté, jusqu’en 80’.

Ceci n’est plus le cas à cause de l’introduction massive de l’informatique dans le tertiaire, l’exacerbation de la concurrence internationale qui comprime les coûts salariaux et donc le volume de la main-d’oeuvre, le déficit budgétaire qui réduit es dépenses de l’Etat, etc.

3. Le chômage dit « naturel »

- Offre et demande de travail :

Graph 109 : La pensée néo-classique tente d’expliquer le chômage par le concept de chômage naturel qui est fondamentalement un chômage volontaire. Les néoclassique y inclut le chômage frictionnel et le chômage structurel.

- Appréciation critique du raisonnement néoclassique Cette optique préconise une diminution des salaires W* à Wo pour retrouver le plein emploi.

Si les salaires baissent, la compétitivité de l’économie croît, les entreprises trouvent de nouveaux débouchés et l’emploi augmente. Ce raisonnement est simpliste et l’histoire économique n’en démontre pas la validité. Au contraire, des économies peuvent être compétitives avec des niveaux de salaires élevés.

En Belgique par exemple, si les salaires baissent, la compétitivité de son économie augmente à condition que ses principaux concurrents ne fassent pas la même chose. Or, dans la logique européenne, les politiques économiques des EM tentent de converger.

Cette pensée ne tient donc pas compte du salaire comme revenu, elle le perçoit seulement comme coût. Or si les revenus salariaux diminuent, la consommation privée va baisser ce qui va déprimer l’économie.

(Notice 17 – partie 5 page 10 : Ecoles classique et néoclassique)

- La pensée néoclassique et la réalité

Peut-on considérer les 2500 personnes qui ses ont présenté en 1995, à l’administration pénitentiaire belge » pour le recrutement de 10 gardiens de prisons, comme des chômeurs volontaires, alors que le métier de gardien de prison n’a rien d’attractif ?!

A part une petite fraction de la petite population, le choix ne se pose pas, le travail est une nécessité vitale. De surcroît cette thèse fait fi de toute les enquêtes sociologique sur le chômage d’où il ressort que celui-ci exclut l’homme de la vie sociale, que le chômage est très mal vécu et que le chômeur est en quête de travail.

- La pensée néoclassique et la théorie

Sur le plan de la réalité quotidienne, cette pensée n’a pas de vertu explicative en la matière de chômage structurel, et donc ni de vertu normative. En effet, les innombrables disposition d’inspiration néolibérale n’ont pas résorbé de manière substantielle le chômage structurel.

Si cette pensée ne permet de rendre compte de la vie économique, c’est fondamentalement parce que les hypothèses de départ ne tiennent pas la route sur le plan théorique. Réduire le fait de travailler ou non à un choix entre travail et loisir n’a pas de sens. Par contre, dans le choix de tel ou tel travail, le salaire constitue certes un élément important.

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les objectifs de la politique économique

Les objectifs de la politique économique gouvernementale varient d’une époque à l’autre :

- 19ième siècle : L’Etat a un impact économique réduit, il se confine dans des fonctions régaliennes mais il régule ce qu’on a appelé depuis le « rapport salarial », pour maintenir les salaires à un niveau extrêmement bas.

- Fin 19ième siècle : Après la crise de 29’, on voit apparaître des objectifs nouveaux.

- Après la WWII : Sous la pressions syndicale et sou l’influence de la pensée keynésiennes, quatre grands objectifs de la politique conjoncturelle sont mis à l’avant-plan ; la croissance économique, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre de la BOC. D’autres objectifs de politique économique, moins liés à la conjoncture économique, sont considérés comme prioritaires.

- Depuis les phénomènes de stagflation (1974-1984) : la politique économique a été dominée par la lutte contre l’inflation sans trop se préoccuper ni du plein emploi ni de l’équité sociale.

- Dans cette foulé, la construction européennes et la réaction de l’euro ont privilégié les objectifs suivants ; équilibre de la BOC et équilibre des finances publiques.

- Des éléments autrefois instruments de la politique économique, deviennent des objectifs ; diminuer le déficit

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